Surélévation d'une maison à Nyon : règlement de la zone de villas, hauteur admise, taxes communales et prix 2026
À Nyon, une villa peut atteindre 7 mètres du terrain au haut des murs, ou 4,50 mètres si elle couvre moins de 100 m² au sol. La commune facture le permis 200 francs plus 0,4 % du coût des travaux du bâtiment.

Une villa de plain-pied construite en 1972 sur les hauts de Nyon, 1'080 m² de terrain, 125 m² au sol sous une toiture basse : ses propriétaires veulent un étage de plus. Avant tout devis, ils cherchent à savoir ce que le règlement de Nyon autorise pour la surélévation de leur maison, et quel en sera le prix.
En zone de villas, le règlement communal de Nyon ne fixe aucun indice d'utilisation du sol. Trois règles limitent un étage ajouté : la hauteur des façades mesurée à la corniche, la part de la parcelle couverte par la maison et la distance aux limites voisines. Ces trois règles deviennent plus strictes au même moment, quand la hauteur à la corniche dépasse 4,50 mètres. Au-delà, une maison de moins de 100 m² au sol n'est plus admise, la maison ne peut couvrir qu'un huitième de sa parcelle au lieu d'un cinquième, et elle doit se trouver un mètre plus loin des limites.
Les règles citées ci-dessous viennent du règlement communal de 1984 et des lois vaudoises en vigueur. Les chiffres sur les maisons nyonnaises proviennent du Registre fédéral des bâtiments. Les montants viennent des tarifs communaux applicables en octobre 2026.
Ce que le règlement de Nyon autorise pour surélever une maison en zone de villas
Une maison de la zone de villas peut recevoir un étage si la hauteur à sa corniche reste sous 7 mètres, si elle couvre au plus un huitième de sa parcelle et si ses façades restent à 6 ou 7 mètres des limites, selon sa taille. Une maison de moins de 100 m² au sol reste limitée à 4,50 mètres à la corniche.
Ces règles figurent dans le règlement communal sur le plan d'extension et la police des constructions (RPE), approuvé par le Conseil d'État le 16 novembre 1984. La Ville l'indique toujours comme le règlement en vigueur, avec le plan général d'affectation de la même année. La révision du plan directeur communal, appelée Nyon 2050 et annoncée en consultation publique pour 2026, prépare les futurs plans d'affectation ; une demande de permis déposée aujourd'hui reste examinée selon le RPE.
La hauteur à la corniche se mesure depuis la cote moyenne du terrain naturel occupé par la maison jusqu'au-dessus de la corniche, c'est-à-dire le haut du mur de façade où commence le toit. Sans corniche, la mesure va jusqu'au point le plus élevé des façades (art. 39 RPE). La surface bâtie désigne la projection au sol de la maison : le règlement n'y compte ni les terrasses non couvertes, ni les balcons, ni les garages souterrains, ni un garage en surface pour deux voitures (art. 41 RPE).
| Emprise au sol de la maison | Hauteur maximale à la corniche | Distance aux limites, corniche jusqu'à 4,50 m | Distance aux limites, corniche au-dessus de 4,50 m |
|---|---|---|---|
| Moins de 100 m² | 4,50 m | 5 m | non admis |
| De 100 à 150 m² | 7 m | 5 m | 6 m |
| Plus de 150 m² | 7 m | 6 m | 7 m |
| Part maximale de la parcelle couverte | selon la hauteur | un cinquième | un huitième |
Une maison de 120 m² au sol, par exemple, peut monter jusqu'à 7 mètres à la corniche. Ses façades doivent alors se trouver à 6 mètres au moins des limites, contre 5 mètres tant qu'elle reste basse (art. 38 et 39 RPE). Quand deux bâtiments se trouvent sur la même parcelle, l'écart entre eux doit égaler la somme de leurs deux distances réglementaires (art. 38 RPE).
Les autres règles de la zone de villas
La zone de villas admet trois appartements au plus par maison (art. 35 RPE) : une surélévation peut donc créer un deuxième ou un troisième logement. Au-dessus de la corniche, les combles sont habitables dans tous les cas (art. 39 RPE) ; leur surface se calcule à partir de 1,50 mètre de hauteur sous la pente du toit (art. 41 RPE).
La toiture reste en règle générale couverte de tuiles, et la Municipalité peut imposer sa pente et l'orientation du faîte pour tenir compte des maisons voisines (art. 93 RPE). Les lucarnes et fenêtres de toit ne peuvent pas dépasser, ensemble, 40 % de la longueur moyenne du pan de toit (art. 94 RPE). Sur chaque projet de construction, la Municipalité prend l'avis d'une commission consultative d'architecture et d'urbanisme (art. 4 RPE).
La même surélévation à Genève et à Fribourg
À Genève, la loi cantonale fixe les règles de la zone 5 : la surface de plancher d'une villa est plafonnée à 25 % de la parcelle, 27,5 % ou 30 % selon le standard énergétique (art. 59 al. 1 LCI), et la hauteur à 10 mètres (art. 61 al. 4 LCI). À Fribourg, chaque commune fixe l'indice et les hauteurs dans son règlement, et la loi cantonale impose une distance aux limites d'au moins la moitié de la hauteur, avec un minimum de 4 mètres (art. 132 al. 1 LATeC).
| Règle | Nyon, zone de villas | Genève, zone 5 | Fribourg |
|---|---|---|---|
| Plafond de surface | aucun indice ; surface bâtie au plus 1/8 de la parcelle, 1/5 si la corniche reste sous 4,50 m (art. 41 RPE) | surface de plancher au plus 25 %, 27,5 % ou 30 % de la parcelle selon le standard énergétique (art. 59 al. 1 LCI) | indice fixé par le règlement communal |
| Hauteur | 7 m à la corniche, 4,50 m sous 100 m² au sol (art. 39 RPE) | 10 m au niveau supérieur de la dalle de couverture (art. 61 al. 4 LCI) | fixée par le règlement communal |
| Distance aux limites | 5 à 7 m selon l'emprise et la hauteur (art. 38 RPE) | au moins la hauteur moins 1 m, minimum 5 m (art. 69 al. 1 et 2 LCI) | au moins la moitié de la hauteur, minimum 4 m (art. 132 al. 1 LATeC) |
| Procédure | enquête publique de 30 jours (art. 109 al. 1 LATC) | délai de traitement de 30 jours en procédure accélérée, 60 jours en demande définitive (art. 4 al. 1 LCI) | enquête publique de 14 jours en règle générale (art. 140 al. 1 LATeC) |
| Émolument de base | 200 CHF + 0,4 % du coût des travaux (règlement communal de 2022) | 250 CHF + 90 CHF par tranche de 10 m² (art. 257 al. 1 et 3 RCI) | tarifs cantonal et communal |
Le calcul genevois, parcelle par parcelle, est détaillé dans notre article sur la surélévation d'une villa en zone 5 à Genève. À Nyon, le règlement ne fixe pas de surface de plancher maximale pour une villa : les trois règles à vérifier portent sur la hauteur à la corniche, la surface au sol et la distance aux limites (art. 38, 39 et 41 RPE).
Le seuil de 4,50 mètres : combien de maisons de Nyon sont concernées
Sur les 317 maisons de la zone de villas inscrites au Registre fédéral des bâtiments, 172 ont une emprise au sol inférieure à 100 m². Une maison de cette taille qui n'est accolée à aucune autre ne peut pas dépasser 4,50 mètres à la corniche ; un étage complet sous le toit devient alors impossible.
Deux étages complets demandent davantage de hauteur. À 2,80 mètres de plancher à plancher, ils atteignent déjà 5,60 mètres, sans compter la hauteur dont le plancher du rez-de-chaussée dépasse le terrain. Sous 4,50 mètres, une maison garde un rez-de-chaussée et des combles, que le règlement déclare habitables.
Pour compter les maisons concernées, nous avons croisé l'export du Registre fédéral des bâtiments du 1er octobre 2026 avec le plan des zones publié par l'État de Vaud. Nyon compte 835 maisons à un ou deux logements. Parmi elles, 317 se trouvent dans la zone de villas du règlement de 1984 et 134 dans la zone de l'ordre non contigu ; les autres relèvent de plans de quartier, de plans spéciaux ou d'autres zones.
- 172 maisons ont moins de 100 m² d'emprise : leur corniche est limitée à 4,50 mètres.
- 79 maisons ont de 100 à 149 m² d'emprise : leur corniche peut monter à 7 mètres, avec 6 mètres de distance aux limites au-dessus de 4,50 mètres.
- 66 maisons ont 150 m² d'emprise ou plus : leur corniche peut monter à 7 mètres, avec 7 mètres de distance aux limites.
L'emprise médiane des maisons de la zone atteint 95 m². Pour une maison jumelle ou mitoyenne, le registre décrit chaque moitié séparément, alors que le règlement additionne les deux bâtiments (art. 42 RPE) : deux moitiés de 80 m² forment un bâtiment de 160 m², dont la corniche peut monter jusqu'à 7 mètres.
Maisons basses qui couvrent plus d'un huitième de leur parcelle
Une maison basse peut couvrir jusqu'à un cinquième de sa parcelle tant que sa corniche reste sous 4,50 mètres. Au-dessus, la limite redescend à un huitième (art. 41 RPE). Nous avons rapporté l'emprise de chaque maison à la surface de sa parcelle inscrite au registre foncier. Sur les 316 maisons dont la parcelle a pu être identifiée, 55 couvrent déjà plus d'un huitième de leur terrain. Pour ces maisons, monter au-dessus de 4,50 mètres ferait dépasser la surface bâtie admise.
La zone de l'ordre non contigu, plus dense, accueille aussi des immeubles et suit d'autres règles : un indice d'utilisation de 0,65, porté à 0,8 sous conditions, une distance aux limites égale à la hauteur des façades avec un minimum de 6 mètres, et jusqu'à six étages sur le rez-de-chaussée, dans une hauteur de 22 mètres (art. 28 à 31 RPE). La première vérification porte donc sur la zone de la parcelle, indiquée sur le géoportail cantonal et dans l'extrait du cadastre des restrictions de droit public à la propriété foncière (RDPPF).
Les surélévations demandées à Nyon depuis 2000
Les surélévations de maisons restent rares à Nyon. Depuis 2000, 1'570 demandes ont été mises à l'enquête dans la commune, d'après les données des autorisations de construire publiées par l'État de Vaud. Parmi elles, 36 décrivent la surélévation ou le rehaussement d'un bâtiment, et 6 portent sur une maison située en zone de villas.
La Municipalité n'a refusé aucune de ces 36 demandes : 30 ont été accordées, 2 abandonnées par leurs auteurs, et 4 étaient en cours d'instruction au 2 octobre 2026. Sur l'ensemble des demandes nyonnaises mises à l'enquête depuis 2000, 27 ont été refusées.
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Isolation, structure, patrimoine : les règles vaudoises qui s'ajoutent à une surélévation à Nyon
Trois exigences cantonales s'ajoutent au règlement communal. L'étage ajouté doit être isolé comme une construction neuve. Un ingénieur civil doit vérifier que la structure existante supporte l'étage. Pour une maison notée 1 ou 2 au recensement architectural, le canton donne son avis sur le projet.
L'étage ajouté suit les exigences d'une construction neuve
Le règlement vaudois sur l'énergie applique à la surélévation d'un bâtiment les exigences des nouvelles constructions (art. 3 al. 3 let. a RLVLEne), calculées selon la norme SIA 380/1. Le dossier d'enquête contient les formulaires énergétiques correspondants, que la Ville demande en deux exemplaires.
Deux dispositions de la loi vaudoise sont utiles quand la maison approche des limites. Quand l'isolation dépasse les exigences minimales, son épaisseur supplémentaire ne compte pas dans la hauteur de la maison (art. 97 al. 3 LATC et art. 40d al. 1 RLATC). Quelques centimètres d'isolant en plus dans la toiture ne réduisent donc pas la hauteur disponible sous la limite de 7 mètres. Une nouvelle isolation des façades peut aussi être posée dans l'espace réglementaire entre la maison et la limite (art. 97 al. 6 LATC).
Un bâtiment certifié Minergie obtient en outre un bonus de 5 % dans le calcul de ces coefficients (art. 97 al. 4 LATC et art. 40d al. 2 RLATC). Beaucoup de propriétaires profitent de l'échafaudage pour isoler aussi les façades existantes ; notre page consacrée à la rénovation énergétique présente cette démarche et les aides possibles.
La structure existante : vérification par un ingénieur civil
Un étage ajoute des charges sur les murs et les fondations, et il augmente les efforts qu'un tremblement de terre exercerait sur la maison. La norme SIA 269/8:2017 encadre la vérification sismique des bâtiments existants : l'ingénieur compare la résistance de la structure à celle qu'exigerait une construction neuve. Le quotient entre les deux, appelé facteur de conformité, doit valoir au moins 0,25 pour une maison d'habitation, soit un quart de la résistance exigée d'une maison neuve.
Une ossature en bois pèse moins qu'un étage maçonné, ce qui limite souvent les renforcements nécessaires. Des fondations faibles ou des murs fissurés peuvent en revanche imposer une reprise en sous-œuvre, chiffrée après sondages.
Maisons recensées et maisons construites avant le règlement
Le recensement architectural du canton de Vaud note les bâtiments de 1 à 7 : les notes 1 et 2 désignent des monuments d'importance nationale ou régionale, la note 3 un bâtiment intéressant au niveau local. Dans la zone de villas, 14 maisons portent une note de 2 à 7, dont 2 en note 2, inscrites à l'inventaire, et 8 en note 3. La Ville signale qu'un projet touchant un bâtiment en note 1 ou 2 demande un préavis cantonal, et le plan de situation du dossier indique la note de chaque bâtiment transformé (art. 69 al. 1 RLATC). Les conséquences d'une note 3 sont détaillées dans notre article sur le recensement architectural vaudois.
Le Registre fédéral classe les maisons par période de construction : 135 maisons de la zone datent d'avant 1981, donc d'avant le règlement de 1984. Certaines ne respectent pas les distances ou la surface bâtie actuelles. La loi vaudoise permet de les agrandir si les travaux n'aggravent ni l'atteinte à la réglementation ni les inconvénients pour le voisinage (art. 80 al. 2 LATC). Une maison de 120 m² au sol construite à 4 mètres d'une limite sous l'ancien règlement, alors que le règlement actuel exige 5 mètres de distance, ne peut en principe pas surélever la façade tournée vers cette limite.
Prix d'une surélévation de maison à Nyon : taxes, émoluments et coût des travaux en 2026
À Nyon, les frais officiels d'une surélévation se calculent avant le dépôt : 200 francs plus 0,4 % du coût des travaux du bâtiment pour le permis de construire, et 30 francs hors TVA par mètre carré de plancher ajouté pour le raccordement aux eaux usées. Le prix de l'étage lui-même s'établit sur devis, une fois la structure étudiée et le projet dessiné.
| Poste | Montant | Base |
|---|---|---|
| Émolument du permis de construire | 200 CHF + 0,4 % du coût des travaux du bâtiment (CFC 2), au plus 40'000 CHF | art. 7 ch. 2 du règlement communal des émoluments du 29 août 2022 |
| Émolument du permis d'habiter | 150 CHF + 0,025 % du même coût, au plus 2'500 CHF | art. 7 ch. 7 du même règlement |
| Publication de l'enquête publique | facturée en plus des émoluments | art. 9 du même règlement ; art. 109 al. 2 LATC |
| Raccordement aux eaux usées | 30 CHF hors TVA par m² de surface brute de plancher ajoutée | art. 43 du règlement sur l'évacuation des eaux ; directive municipale de 2016, plafond réglementaire de 50 CHF |
| Raccordement aux eaux claires | 28 CHF hors TVA par m² de surface imperméable ajoutée (toit, terrasse, accès) ; rien si la surface du toit vue d'en haut ne change pas | même règlement et même directive |
| Complément de raccordement à l'eau potable | au plus 0,56 % de la valeur des travaux estimée par l'assurance incendie (ECA), ramenée aux prix de 1990 ; non perçu jusqu'à 50'000 CHF à ces prix | art. 3 et 4 de l'annexe du règlement sur la distribution de l'eau |
| Place de parc impossible à aménager | 4'000 CHF par place, montant de 1983 indexé chaque année | art. 98e RPE |
L'émolument du permis se calcule sur le CFC 2, la part du code des frais de construction qui correspond au bâtiment lui-même. Pour un devis de 500'000 francs, il atteint 2'200 francs, et celui du permis d'habiter 275 francs. Le règlement des émoluments réduit de moitié ces frais pour des travaux d'économie d'énergie déposés seuls ; intégrés à une surélévation, ils sont facturés au tarif plein (art. 4 du règlement des émoluments).
Les taxes de raccordement portent sur la différence de surface entre l'état existant et l'état futur (art. 3 de l'annexe du règlement sur l'évacuation des eaux). Une surélévation ajoute de la surface de plancher sans agrandir la surface du toit vue d'en haut : le propriétaire paie la taxe des eaux usées et, en règle générale, aucune taxe des eaux claires. Pour une extension au sol, qui agrandit aussi le toit, le propriétaire paie les deux taxes : 28 francs par m² de toiture et 30 francs par m² de plancher, hors TVA.
Le coût des travaux : ce qui le compose
Il n'existe pas de barème officiel du prix d'un étage ajouté. Le prix s'établit par un devis d'entreprise, sur la base des plans et de l'étude de la structure. Pour donner un ordre de grandeur, le seul point de comparaison disponible est la maison neuve : nous estimons le bâtiment d'une villa neuve de standard courant, dans la région lémanique, à environ 4'000 francs par m² habitable pour 250 m² et 5'300 francs par m² pour 120 m². Ces montants comprennent les honoraires et la TVA, sans sous-sol ni terrain (prix d'avril 2026).
Une surélévation comporte des postes qu'une maison neuve n'a pas :
- la dépose de la toiture existante et une protection provisoire contre la pluie pendant le chantier ;
- l'étude de la structure, avec les renforcements ou la reprise des fondations qu'elle peut imposer ;
- l'installation de chantier autour d'une maison souvent habitée : échafaudage, levage, accès ;
- la mise à niveau de l'escalier, des installations techniques et, souvent, de l'isolation de la maison existante.
Les honoraires de l'architecte, de l'ingénieur civil et du géomètre s'y ajoutent ; le plan de situation du dossier doit être authentifié par un ingénieur géomètre breveté (art. 69 al. 1 RLATC). Un relevé de la maison et un diagnostic de la structure, avant l'avant-projet, donnent la base d'un premier budget assorti d'une fourchette.
Scénario chiffré : un étage sur une villa de plain-pied de 1972 à Nyon
Sur une parcelle de 1'080 m², une villa de plain-pied de 125 m² d'emprise, à 6,50 mètres de sa limite la plus proche, peut recevoir un étage complet. Elle couvre 11,6 % du terrain, sa corniche peut monter à 7 mètres et la distance exigée passe à 6 mètres.
Ce cas est un scénario construit pour l'exemple, avec des dimensions courantes dans la zone de villas ; il ne décrit pas un projet de HILO. La maison compte quatre pièces sur un seul niveau, sa corniche se trouve à 3,40 mètres et son toit à deux pans est couvert de tuiles. Vérification des règles du RPE :
- surface bâtie : 125 m² sur 1'080 m², soit 11,6 %, sous le huitième (12,5 %) exigé au-dessus de 4,50 mètres ;
- hauteur : avec 125 m² d'emprise, la corniche peut monter jusqu'à 7 mètres ; avec un étage de 3 mètres, elle passe de 3,40 à 6,40 mètres de hauteur ;
- distance : au-dessus de 4,50 mètres, 6 mètres sont exigés, et la maison se trouve à 6,50 mètres de sa limite la plus proche ;
- logements : un studio indépendant à l'étage porterait la maison à deux logements sur les trois admis, avec une place de parc de plus (art. 98a et 98g RPE).
L'étage crée environ 115 m² de surface brute de plancher, trémie d'escalier déduite. Les frais officiels se calculent ainsi pour un devis de travaux de 500'000 francs, retenu ici pour le calcul :
| Poste | Calcul | Montant |
|---|---|---|
| Raccordement aux eaux usées | 115 m² × 30 CHF hors TVA | 3'450 CHF hors TVA, 3'729 CHF TVA comprise |
| Raccordement aux eaux claires | surface du toit inchangée | 0 CHF |
| Émolument du permis de construire | 200 CHF + 0,4 % de 500'000 CHF | 2'200 CHF |
| Émolument du permis d'habiter | 150 CHF + 0,025 % de 500'000 CHF | 275 CHF |
| Place de parc du studio | aménagée sur la parcelle | 0 CHF, sinon 4'000 CHF de 1983 indexés |
| Étage, structure, toiture, honoraires | devis établi sur plans | après l'étude de la structure |
Les frais officiels connus d'avance s'élèvent à environ 6'200 francs (3'729 + 2'200 + 275). S'y ajoutent les frais de publication de l'enquête et le complément de taxe de raccordement à l'eau potable du tableau précédent, calculé après les travaux sur la valeur fixée par l'assurance incendie. Le devis de l'étage, de la structure et des honoraires s'ajoute à ces 6'200 francs.
La même maison sur une parcelle plus petite ou plus proche de sa limite
Sur une parcelle de 900 m², la même maison couvrirait 13,9 % du terrain. Tant qu'elle reste basse, elle peut couvrir jusqu'à un cinquième de sa parcelle, soit 180 m². Dès que sa corniche dépasse 4,50 mètres, la limite tombe à un huitième, soit 112,5 m², et ses 125 m² au sol la dépassent. L'étage complet n'est alors pas réalisable. Reste l'aménagement des combles : le toit peut être reconstruit plus pentu, donc plus haut au faîte, tant que la hauteur des murs de façade, mesurée à la corniche, ne dépasse pas 4,50 mètres.
Si la maison se trouvait à 5,40 mètres de sa limite la plus proche, la façade tournée vers cette limite ne pourrait pas dépasser 4,50 mètres à la corniche : au-dessus de cette hauteur, le règlement exige 6 mètres de distance. Il faudrait alors étudier un étage dont la façade, de ce côté, recule de 60 centimètres, pour se trouver à 6 mètres de la limite, et le soumettre au Service du territoire de Nyon, qui analyse les avant-projets avant le dépôt.
Surélever une maison à Nyon avec HILO : étapes et délais
Entre le dépôt d'un dossier complet et le permis, la Ville de Nyon annonce en général 8 à 9 semaines sans opposition, enquête publique de 30 jours comprise. Comptez auparavant deux à trois mois d'études, selon l'état de la structure et le nombre de variantes dessinées.
Notre équipe accompagne les propriétaires de maisons à Nyon de la première visite au permis, puis au chantier. Les étapes ci-dessous suivent la procédure vaudoise, détaillée dans notre article sur le permis de construire dans le canton de Vaud.
- Vérifier la zone de la parcelle et le règlement applicable, sur le géoportail cantonal ou dans l'extrait RDPPF. Une journée.
- Relever la maison : emprise, hauteur actuelle à la corniche, distance de chaque façade aux limites, surface de la parcelle au registre foncier. Une à deux semaines, géomètre compris.
- Faire vérifier la structure par un ingénieur civil selon la norme SIA 269/8, et commander le diagnostic amiante que la Ville exige dans le dossier. Deux à quatre semaines.
- Dessiner l'avant-projet et le soumettre au Service du territoire (territoire@nyon.ch, 022 316 49 00) pour un premier contrôle de conformité.
- Constituer le dossier : questionnaires CAMAC (la plateforme cantonale des demandes de permis), formulaires énergétiques, formulaire des taxes de raccordement rempli par un bureau agréé, plan de situation du géomètre, plans au 1:100 avec les démolitions en jaune et les constructions en rouge, tous signés par le propriétaire et l'architecte.
- Tenir compte de la fin d'année : la Ville n'ouvre aucune enquête publique pendant les fêtes, et les dernières enquêtes de l'année commencent un mois avant la fermeture de ses bureaux. Un dossier prêt en novembre peut ainsi n'être mis à l'enquête qu'en janvier.
- Suivre l'enquête publique de 30 jours (art. 109 LATC) et répondre aux oppositions. La Municipalité statue ensuite, et sa décision peut faire l'objet d'un recours au Tribunal cantonal dans les 30 jours (art. 95 al. 1 LPA-VD).
- Payer les émoluments à la délivrance du permis, puis demander le permis d'habiter à la fin des travaux.
Nos prestations d'architecte couvrent chacune de ces étapes, de l'étude de faisabilité à la direction des travaux.
Questions fréquentes sur la surélévation d'une maison à Nyon
Faut-il une mise à l'enquête publique pour surélever une maison à Nyon ?
Oui. Une surélévation modifie sensiblement l'apparence d'un bâtiment et demande un permis de construire (art. 103 al. 1 LATC), mis à l'enquête publique pendant 30 jours (art. 109 al. 1 LATC). La dispense d'enquête vise des travaux de minime importance, comme un avant-toit, un balcon ou une isolation périphérique (art. 72d RLATC).
Quelle hauteur une villa peut-elle atteindre à Nyon ?
En zone de villas, 7 mètres à la corniche pour une maison d'au moins 100 m² au sol, et 4,50 mètres pour une maison plus petite, mesurés depuis la cote moyenne du terrain naturel (art. 39 RPE). Au-dessus de la corniche, les combles restent habitables dans tous les cas, selon le même article.
Peut-on créer un deuxième logement en surélevant sa villa à Nyon ?
Oui. La zone de villas admet trois appartements par maison (art. 35 RPE). Chaque logement ajouté demande une place de parc sur la parcelle (art. 98a et 98g RPE), plus une place visiteurs par tranche de dix places exigées (art. 98b RPE). Une place impossible à aménager se compense par une contribution de 4'000 francs, montant de 1983 indexé chaque année (art. 98e RPE).
Combien coûte le permis de construire d'une surélévation à Nyon ?
L'émolument communal s'élève à 200 francs plus 0,4 % du coût des travaux du bâtiment (CFC 2), au plus 40'000 francs : 2'200 francs pour 500'000 francs de travaux. Les frais de publication de l'enquête s'y ajoutent, ainsi que l'émolument du permis d'habiter, de 150 francs plus 0,025 % du même coût.
Surélévation à Nyon : les trois mesures à prendre avant de demander un devis
La villa de 1972 peut recevoir son étage, parce qu'elle couvre moins d'un huitième de sa parcelle et se trouve à plus de 6 mètres de ses limites. Pour toute maison de la zone de villas, la réponse dépend de trois mesures : l'emprise au sol, la hauteur actuelle à la corniche et la distance la plus courte aux limites. Plus de la moitié de ces maisons, 172 sur 317, ont moins de 100 m² au sol et restent limitées à 4,50 mètres.
Un architecte relève ces trois mesures en une visite, avec le plan cadastral et l'extrait du registre foncier. Pour en parler et faire le point sur votre projet, prenez rendez-vous avec HILO : le premier entretien de 45 minutes est gratuit et sans engagement.
Article à jour au 2 octobre 2026. Les références citées correspondent au règlement communal de Nyon de 1984, aux tarifs communaux publiés et aux lois vaudoises, genevoises et fribourgeoises en vigueur à cette date.